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Le scandale de l'avocado toast : on fait le point ?

Depuis quelques semaines l'avocado toast fait beaucoup parler de lui en France depuis que certaines enseignes ont décidé de le retirer de leurs cartes. Aliment sain mais désastre écologique, on fait le point avec vous sur l’avocado-gate ! 

L'avocado-toast : la star des coffee shop et d’Instagram

L'avocat est porté aux nues depuis quelques années. Et pour cause : il contient du bon gras, il est équilibré, savoureux et a un côté réconfortant qui l'a propulsé comme aliment chouchou de l’alimentation saine. Il est surtout ultra photogénique, ce qui a fait exploser le nombre de recettes à l’avocat sur le web, au point d’en faire une tendance de fond depuis 5 ans. Ne jamais sous-estimer le pouvoir photogénique d’un aliment à l’ère des réseaux sociaux ! 

 

Les coffee shops et autres enseignes se sont engouffrés dans la brèche en le proposant à toutes les sauces : pokebowl, tartare, guacamole, desserts (si si) etc.

 

Mais au cœur de cet engouement il y a surtout l’avocado toast : du pain grillé, un avocat écrasé (ou pas), un chouia de piment, quelque garnitures pour faire joli et c’est tout. Cette tartine healthy est devenu LA recette que tout le monde propose.

 

Pourquoi certains restaurants retirent l’avocado toast de leur carte malgré son succès ?

Marlette, un coffee shop que nous aimons beaucoup a annoncé il y a quelques jours sur Instagram le retrait de sa carte de l'avocado toast. Ce n’est d’ailleurs pas le premier restaurant à prendre cette décision.

 

Ce repli des restaurateurs est facile à comprendre. Il est difficile aujourd’hui de prôner une alimentation saine et respectueuse de l’environnement en mettant en avant un aliment décrié comme l’avocat. Les internautes sont les premiers à pointer du doigt les enseignes qui servent de l’avocat.

 

Pourquoi l’avocat est-il aussi décrié ?

Malgré tous les bienfaits de l’avocat, sa surconsommation en a fait l’une des bêtes noires de l’alimentation éco-responsable.

 

Et pour cause: la demande en avocats a grimpé en flèche dans ces dernières années aux Etats-Unis et en Europe en générant des problèmes écologiques et économiques. 

 

Au Mexique par exemple, le premier producteur mondial d’avocats, les nouvelles cultures d’avocats génèrent des problèmes de déforestation mais aussi de ressources en eau. La culture de l’avocat est extrêmement gourmande en eau, ce qui implique de laisser les autres cultures se déshydrater, tout comme les animaux qui y vivent. On parle ainsi de désastre écologique.

En parallèle le prix de l’avocat « local » a flambé dans les pays où il fait partie de l’alimentation de base, au grand désespoir des habitants. C’est le même phénomène qui s’était produit avec le quinoa il y a quelques années.

 

Que faut-il en penser ?

C’est fou comme les tendances peuvent générer des situations qui deviennent hors contrôle. Et si on revenait à des choses raisonnables ?

Nous on aime l’avocat, mais comme toutes les bonnes choses il faut savoir se montrer raisonnable. 

Manger moins d’avocat et en saison permet de limiter son impact sur l’économie et l’écologie tout se faisant plaisir. On peut aussi s’approvisionner auprès de production plus proches ou plus responsable. 

 

Si vous n’êtes pas prêt de renoncer à l’avocat, privilégiez les circuits courts et les productions européennes (Espagne, Corse ou Sicile). Soyez vigilants en n’achetant des avocats que lorsqu’il sont de saison dans les pays producteurs, soit de novembre à Avril en Europe ! 

 

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