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Il fait le délice de nos petits déjeuners et de nos goûters. Étalé sur une tranche de pain ou de brioche, pour sucrer un yaourt ou adoucir une infusion, le miel a toute sa place sur nos tables. Il est d’ailleurs plébiscité car plus de 75 % des Français en consomment. Seul bémol, le flou règne parfois sur son origine et sa composition, d’autant que la majorité des pots vendus en France est importée. Une mesure européenne qui entrera en vigueur dans quelques jours va vous permettre d’y voir un peu plus clair et de déjouer les arnaques !
Un grand flou …
Faites le test lorsque vous faites vos courses. Les étiquettes apposées sur les pots de miel sont parfois ambiguës et peuvent rapidement induire en erreur. Certaines marques même, n’hésitent pas à afficher le portrait d’un apiculteur sur le pot. Malheureusement, ce n’est en rien un gage de qualité car la photo ne signifie en aucun cas que c’est bien cette personne qui a récolté le miel !
Autre ambiguïté, la mention "100% naturel", qui n’a aucune valeur, puisque par définition, le miel est produit par les abeilles, donc forcément naturel. L’origine du miel n’est pas non plus facile à déterminer. Certains emballage mentionnent simplement "miel UE" (pour Union Européenne) ou encore "miel UE et non UE"». Le flou règne ! Impossible de savoir si votre miel provient d’un pays en particulier ou s’il s’agit d’un mélange. Sans être chauvin, mieux vaut privilégier une étiquette qui mentionne clairement "origine France" !
Plus de transparence
Jusqu’à présent, la réglementation était dont très (trop !) souple, et les industriels s’en donnaient à cœur joie pour afficher des étiquettes ambiguës ou trompeuses. Mais à compter du 14 juin, tout va changer ! En effet, une réglementation européenne imposera à tous les fabricants d’indiquer avec précision les pays de récolte et leur proportion dans le pot. Le décret, publié au Journal Officiel le 16 mai dernier, précise que les pays de récolte devront être classés par ordre décroissant, selon leur poids dans le pot. Une marge de 5 % d’erreur sera tolérée.
Cette obligation de traçabilité était jusqu’à présente obligatoire pour les miels conditionnés en France, mais elle n’existait pas pour les autres. Désormais, tous les miels commercialisés en France seront donc concernés. De quoi renforcer la transparence qui faisait défaut jusqu’ici.
Cette mesure permettra, en outre, de lutter contre la fraude. Car certains fabricants peu scrupuleux n’hésitent pas à couper le miel avec de l’eau, du sucre ou du sirop de glucose ou de maïs ! La filière apicole française se réjouit de cette nouvelle mesure qui va faire le ménage au rayon miel, et devrait permettre de mieux valoriser les producteurs français.