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Quel est le menu traditionnel à faire absolument pour le repas de Pâques ?
Lucile VivatPar  Lucile Vivat  | Responsable éditoriale

Chez moi, manger, c’est comme respirer. J’aime partager mes recettes et mes astuces pour vous simplifier la vie derrière les fourneaux. Mon objectif est de créer des contenus inspirants et accessibles. Je suis constamment à l'affût des tendances culinaires pour vous offrir des articles ou des recettes innovantes et adaptées à vos besoins quotidiens.

Vous vous demandez quel est le menu traditionnel à faire absolument pour le repas de Pâques ? De l'entrée au  dessert au chocolat, découvrez les recettes emblématiques qui font le succès de cette fête. Voici notre guide complet pour régaler votre famille sans fausse note.

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Quel est le menu traditionnel à faire absolument pour le repas de Pâques ?

Les cloches s'apprêtent à tinter, Pâques est à nos portes ! Cette fête, qui marque l'apogée du printemps, est l'une des célébrations les plus joyeuses et gourmandes de l'année. Si la matinée est généralement consacrée à la chasse aux œufs cachés dans les buissons, le véritable point d'orgue de la journée reste le grand déjeuner dominical.

En France, le repas de Pâques est une institution, un moment de partage intergénérationnel régi par des codes culinaires bien précis et hérités de longue date. Contrairement à Noël où la dinde et le foie gras règnent en maîtres dans une ambiance hivernale, Pâques célèbre le renouveau, la fraîcheur et la fin du Carême (qui autorise à nouveau une alimentation plus riche et opulente). Mais si l'on souhaite respecter la coutume à la lettre et faire revivre les saveurs de notre enfance, que doit-on réellement servir à ses convives ? Quels sont les plats incontournables qui composent le menu traditionnel par excellence ? 

Et si vous cherchez des idées pour vos menus, retrouvez nos meilleures recettes de Pâques sur notre page dédiée !

Pour l'entrée

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Le repas de Pâques s'ouvre traditionnellement sur une note de fraîcheur et de symbolisme. L'œuf est sans conteste la star incontestée de l'entrée. Symbole universel de vie et de renaissance, il a longtemps été interdit à la consommation pendant les quarante jours du Carême. À Pâques, on le retrouve donc en abondance sur nos tables pour célébrer le retour de l'abondance !

L'entrée la plus classique, intergénérationnelle et populaire reste les fameux œufs mimosa. Ces moitiés d'œufs durs, dont le jaune est délicatement mélangé à une mayonnaise maison onctueuse puis parsemé en pluie (rappelant les jolies boules de la fleur de mimosa), font toujours l'unanimité.

Pour une entrée plus charcutière, d'origine régionale mais qui a conquis toute la France, le pâté de Pâques berrichon est un incontournable. Cette belle croûte de pâte feuilletée ou brisée renferme une farce moelleuse de veau et de porc, au cœur de laquelle se cachent des œufs durs entiers. Tranché sur la table, il offre un beau visuel qui annonce la couleur du festin.

 

Enfin, côté légumes, le printemps signe la courte et très prisée saison des asperges. Qu'elles soient blanches et charnues, servies tièdes avec une sauce mousseline aérienne, ou vertes et croquantes accompagnées d'une simple vinaigrette aux herbes fraîches, elles apportent la touche d'élégance.

Le plat de résistance : L'incontournable agneau pascal

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S'il ne devait rester qu'un seul plat pour définir l'essence même de Pâques, ce serait lui. L'agneau est le pilier central du menu traditionnel, chargé d'une forte symbolique religieuse (l'Agnus Dei, l'agneau de Dieu) mais aussi intimement lié au cycle naturel des saisons, le printemps offrant les viandes les plus tendres et délicates de l'année.

La pièce maîtresse est incontestablement le gigot d'agneau rôti au four. Piqué de quelques gousses d'ail (sans excès pour ne pas masquer la viande), massé à l'huile d'olive et généreusement parsemé de branches de romarin ou de fleur de thym, il doit cuire en douceur. Le but ? Obtenir une croûte bien dorée à l'extérieur tout en gardant une chair rosée et extrêmement juteuse à cœur.

Ce gigot ne serait rien sans sa garniture historique : les flageolets. Ces petits haricots verts fondants, longuement mijotés dans un bouillon avec des carottes, un oignon piqué de clous de girofle et un bouquet garni, sont les compagnons de route traditionnels de l'agneau. Pour moderniser légèrement ou apporter d'autres textures à l'assiette, la coutume veut qu'on escorte également le gigot de pommes de terre grenaille confites dans le jus de cuisson de la viande, ou de jolis haricots verts frais extra-fins, juste équeutés et croquants.

Pour ceux qui redoutent la découpe du gigot devant l'assemblée, la grande alternative classique est le navarin d'agneau printanier, un ragoût mijoté en cocotte avec des petits pois frais, des carottes fanes fondantes et des petits navets nouveaux.

Le dessert

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Après un tel festin salé, la tradition exige de terminer sur une note à la fois régressive et très chocolatée. La véritable star de la table dominicale est le majestueux Nid de Pâques !

Ce gâteau familial par excellence prend la forme d'une couronne (généralement réalisée sur une base de génoise aérienne ou de biscuit de Savoie très moelleux). Il est généreusement garni et recouvert d'une onctueuse crème au beurre au chocolat, au café ou au praliné, patiemment pochée à la douille pour imiter l'entrelacs des brindilles d'un véritable nid d'oiseau. Le clou du spectacle consiste à garnir son centre évidé d'une profusion de petits œufs en sucre colorés (les fameux œufs mouettes), de fritures en chocolat et de jolies poules en sucre pour provoquer l'émerveillement général.

Dans certaines régions très attachées à leur terroir comme l'Alsace, la tradition veut que l'on serve en parallèle le Lamala (ou Osterlammele), une délicieuse génoise légère, parfumée aux zestes de citron, cuite dans un moule en terre cuite en forme d'agneau et simplement saupoudrée d'un voile de sucre glace.

Enfin, pour ceux qui souhaitent une pointe de légèreté et de fruité pour compenser l'opulence du repas, la toute première charlotte aux fraises (mettant à l'honneur les célèbres Gariguettes du début de saison) s'invite de plus en plus comme une "nouvelle tradition" pour clore ce déjeuner copieux.

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