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Cueillette des champignons : les espèces à ne pas confondre pour éviter l’intoxication

Quel bonheur, en ce début d’automne, de partir à la cueillette des champignons. Mais attention, tous ne sont pas comestibles, loin de là. Voici quelques conseils pour faire le bon choix !


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Cueillette des champignons : les espèces à ne pas confondre pour éviter l’intoxication

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Cela ne vous aura pas échappé, le mois de septembre a été frais et humide, voire pluvieux… Des conditions idéales pour faire pousser les champignons, qui abondent dans les forêts. Vous allez pouvoir vous régaler de cèpes, girolles et autres coulemelles. Mais encore faut-il savoir les reconnaître ! Car chaque année, on déplore des dizaines d’intoxications alimentaires liées à l’ingestion de champignons impropres à la consommation. La prudence reste donc de mise. Suivez les conseils d’une mycologue pour repérer les bonnes espèces !

Vrai ou faux cèpe ?

C’est le roi des champignons ! Sa saveur délicate régale les amateurs. Mais attention à ne pas confondre le cèpe avec le bolet de satan, prévient la mycologue Aurélie Sanchez. Ce dernier est reconnaissable à "son pied rouge et à sa chair qui bleuit légèrement lorsqu’on le découpe", ajoute-t-elle. La chair du cèpe, elle, reste blanche à la découpe. Le bolet de satan peut provoquer de graves troubles digestifs. Ouvrez l’œil ! 

Attention à la fausse girolle

La girolle peut parfois être confondue avec le clitocybe de l’olivier, un champignon très toxique et qui peut lui aussi provoquer douleurs gastro-intestinales et déshydratation. Pour éviter de vous tromper, observez le dessous du champignon. Celui du clitocybe est fait de lames bien formées et serrées, tandis que la girolle a des plis. Autre caractéristique, le clitocybe pousse généralement en touffes sur du bois mort. 

Coulemelle ou amanite phalloïde ?

On le sait, l’amanite phalloïde est l’un des champignons les plus dangereux. Sa consommation peut même être mortelle, et, comme le rappelle Aurélie Sanchez, un seul champignon suffit à provoquer une intoxication grave. La prudence est donc plus que jamais de mise ! La mycologue conseille de déterrer le champignon plutôt que de le couper pour bien pouvoir l’identifier : l’amanite phalloïde se reconnaît à son chapeau vert jaune fibrilleux, sa base bulbeuse munie d’une volve, et des lamelles blanches et alignées.

Gare à la fausse morille

D’une grande délicatesse, la morille reste un champignon très recherché. Attention à ne pas le confondre avec le gyromitre (ou "fausse morille"), formé de circonvolutions. Sa consommation peut provoquer des convulsions, de la fièvre, des vomissements et des diarrhées.

Conseils de prudence

Pour vous aider, vous pouvez être tenté d’identifier les champignons sur des applications. Attention toutefois, car si elles sont pratiques, elles sont parfois peu fiables, rappelle Aurélie Sanchez. Mieux vaut s’adresser à un professionnel avant de cuisiner les champignons. Et au moindre doute, jetez-les. Un cueilleur averti en vaut deux !