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« Le premier ingrédient, je ne sais même pas si on peut appeler ça un ingrédient » : ce que cache vraiment votre pot de glace selon le chimiste Raphaël Haumont

Le chimiste Raphaël Haumont révèle que votre pot de glace industrielle contient plus de 50 % d'air et dévoile son astuce saine pour y remédier.

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« Le premier ingrédient, je ne sais même pas si on peut appeler ça un ingrédient » : ce que cache vraiment votre pot de glace selon le chimiste Raphaël Haumont

Adobe Stock 

Avec les fortes chaleurs de l'été, le rayon surgelé des supermarchés est pris d'assaut. Mais savons-nous vraiment ce que contiennent les pots de glace que nous achetons pour nous rafraîchir ? Invité sur le plateau du Mag de la Santé, le célèbre chimiste Raphaël Haumont a passé au crible la composition des glaces industrielles. Le constat est sans appel : entre ingrédients ultra-transformés et additifs, le premier composant de votre dessert préféré est totalement invisible… et gratuit.

Plus de 50 % d’air dans votre pot de glace

En décortiquant l'étiquette d'un pot de marque très populaire, le scientifique a pointé du doigt une réalité flagrante. “Il y a beaucoup d’ingrédients mais ça, c’est un plat qu’on appelle ultra-transformé. Mais surtout, le premier ingrédient, je ne sais même pas si on peut appeler ça un ingrédient : c’est de l’air !” explique Raphaël Haumont.

Si un foisonnement minimum est nécessaire pour donner de l'onctuosité, l'industrie agroalimentaire pousse le curseur à l'extrême pour faire gonfler les volumes à moindre coût. “Normalement, une glace, c’est 25 à 30 % d’air. Là, il y en a plus de 50 %.” En clair, lorsque vous achetez un pot d'un litre, vous payez en réalité un demi-litre de vent.

Le mirage des étiquettes : vanille épuisée et caramel sans beurre

Au-delà de l'air, le chercheur dénonce le décalage entre les promesses marketing du packaging et la réalité des pourcentages :

Les fruits à coque : Alors que l'emballage promet une glace gourmande aux noix de pécan, la réalité chiffrée est dérisoire. “Noix de pécan, sur l’étiquette, vous lisez 1 %. C’est 4,9 g sur 490 g de glace.”

La fausse vanille : “Il y a de la vanille, mais c’est marqué 'vanille épuisée et broyée' – ça veut dire qu’elle n’a pas de goût, donc le goût vient d’un extrait de vanille.” Les petits grains noirs visuels ne sont donc que des résidus recyclés sans aucune propriété gustative.

Le caramel au beurre salé low-cost : “Ensuite, sauce caramel beurre salé, on voit 12 % et entre parenthèses 'dont 1 % de caramel'. Le reste, c’est donc un sirop de sucre. Le beurre salé, il y en a 0,1 %.”

L'alternative saine et express en "3 secondes"

Faut-il pour autant se priver de glace tout l'été ? Absolument pas. Raphaël Haumont invite simplement les consommateurs à changer de méthode en se tournant vers des listes d'ingrédients ultra-courtes, quitte à personnaliser le dessert soi-même à la maison.

“On peut trouver des glaces vanille avec très peu d’ingrédients, avec une vraie couleur. Et vous pouvez vous-même rajouter des noisettes ou des amandes que vous avez juste caramélisées rapidement. Et vous faites vous-même votre sauce caramel au beurre salé. C’est fait en 3 secondes et c’est très sympa !” conseille l'expert en fin d'émission. Une alternative économique, infiniment plus saine et surtout… avec du vrai goût !

Le conseil 750g : Pour repérer le taux d'air dans une glace au supermarché, comparez le volume (en millilitres) et le poids (en grammes) sur l'emballage. Si le poids en grammes est deux fois inférieur au volume en millilitres (par exemple, 500 g pour 1000 ml), fuyez : la glace contient 50 % d'air !

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