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Comment manger du poisson de façon plus responsable ?

Les associations environnementales font état d'un constat alarmant : certains poissons risquent de disparaître. En cause ? La surpêche, la consommation excessive de quelques espèces et le manque d’information sur la saisonnalité de ces produits. A l’occasion de la journée mondiale de l’Océan le 8 juin, voici quelques bonnes pratiques pour manger du poisson de façon plus durable. 

Bonne pratique n°1 : Consommer du poisson de saison

Si l’on connaît la saison de la courgette et des abricots par cœur, on ne sait pas toujours que les poissons ont eux aussi une saisonnalité. Pourtant, c'est indispensable d'être informé à ce sujet, car si on les consomme pendant leur période de reproduction, la survie de l'espèce est menacée. Vous ne craqueriez jamais pour des abricots en décembre, alors pourquoi céder à l'envie de manger des coquilles Saint-Jacques en août ou de la daurade en novembre ? Une seule question se pose : comment savoir quels sont les poissons de saison chaque mois ? Rien de plus simple, il suffit de jeter un œil à notre tableau de saisonnalité créé mois par mois à partir de la liste établie par nos confrères de 61degrés.

 

Téléchargez-la, apprenez-la par cœur comme les poèmes que l’on récitait en classe, envoyez-la à tous vos contacts ou affichez-la sur la machine à café de votre restaurant d’entreprise : bref, sentez-vous libre de la partager autant que vous voulez. 

 

Bonne pratique n°2 : Varier les plaisirs

Ne mangez pas toujours les mêmes poissons. Adobestock

Choisir son poisson en fonction de la saison plutôt que de son envie du moment, c’est déjà une bonne chose. Mais on peut aller encore plus loin pour une consommation plus responsable. 

 

En collègue ultra sympa que vous êtes, vous offrez à votre équipe une boîte de bonbons. Problème : tout le monde adore les dragées bleus et les petits oursons rouges en gélatine. En à peine une heure, il ne reste que des rouleaux de réglisse dans la boîte, tout le monde ayant mangé la même chose au lieu de prendre une poignée de tout. Vous voyez la scène ? Et bien maintenant, imaginez que c'est la même histoire pour les poissons. Preuve en est, le saumon et le cabillaud représentent à eux seuls 50% de la consommation française de poisson selon Greenpeace. Mais à force d'acheter toujours les mêmes poissons, les pêcheurs se focalisent sur ces espèces et les surpêchent. La conséquence ? Leurs stocks s’amenuisent et ils pourraient disparaître d’ici quelques années si l’on ne change rien.

 

Pour faire face à la situation, on vous lance un défi : réduire votre consommation de flétan, de thon rouge, de thon albacore, de sole, de saumon Atlantique, de Turbot et de cabillaud pendant tout le mois. Vous verrez, une fois que vous aurez commencé à goûter à d’autres poissons, vous nous remercierez. Alors, prêts à relever le challenge ? 

 

Pour vous aider à cuisiner d’autres poissons, voici une sélection de recettes vraiment faciles à refaire à la maison à faire avec des poissons qui ne sont pas en danger d’extinction (comme l’araignée, le bar de ligne, le Colin d’Alaska, la Dorade grise, les harengs, les sardines, le tacaud, le turbot, le tilapia, le tourteau ou encore la truite).

 

Pour la liste complète éditée par l’ONG WWF, ça se passe ici.

 

  

Avant de vous lancer dans la recette de votre choix (le plus dur est encore de choisir entre toutes nos bonnes idées), voici un guide complet pour comprendre et réussir toutes les cuissons de votre poisson, que ce soit à la poêle, au four ou encore à la vapeur, sans prise de tête.

 

Bonne pratique n°3 : Etre attentif à la façon dont ils sont pêchés

La méthode de pêche peut avoir un impact environnemental. Adobestock

Si vous étiez gérant d’une entreprise, vous préféreriez dépenser tout le capital pour en profiter pleinement au risque de faire faillite très vite ou ne dépenser que les intérêts pour que votre entreprise perdure ? Maintenant, posez-vous la même question pour les stocks de poissons et vous comprendrez la différence entre pêche durable et pêche intensive.

 

Pas de poisson surpêché au menu de ce soir = pas de pêche intensive. Du moins, en théorie. Car dans l’idéal, il ne faudrait pas seulement faire attention aux espèces consommées, il faudrait aussi être attentif à la méthode avec laquelle ils ont été pêchés.

 

Le petit geste simple que vous pouvez faire au quotidien, c’est de vous tourner au maximum vers des produits pêchés à la ligne. Cette méthode de pêche n’abîme pas les habitats marins et permet aux pêcheurs de sélectionner les poissons, à l'inverse de la pêche au chalut. Cependant, le chalutage (la pêche avec un gros filet) est fréquemment utilisé car il assure un certain rendement (60 tonnes de poissons en à peine 20 minutes selon nos confrères de l’Express).

 

Forcément, un rendement moindre entraîne un coût plus élevé. En tant que consommateurs, on risque de dépenser plus en achetant du poisson pêché à la ligne. Impossible donc de concilier pêche responsable et économies ? La solution pour consommer plus durablement sans se ruiner serait finalement de consommer moins mais mieux. Achetez par exemple en circuit court des poissons de saison. Faites-vous plaisir moins souvent mais en choisissant de bons produits issus d'une pêche durable. 

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