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Pratique, abordable, consensuel, le jambon blanc nous rend bien des services en cuisine, que cela soit pour préparer un sandwich, une salade composée, ou le servir tout simplement avec des coquillettes (succès assuré auprès des plus jeunes !). Sans nitrite, réduit en sel, labellisé, cuit au bouillon, supérieur, avec ou sans couenne, il y a de quoi se perdre au rayon jambon et il n’est pas facile de se décider, tant l’offre et pléthorique. Le magazine 60 Millions de consommateurs vient de dévoiler son palmarès, et … surprise, le meilleur produit n’est pas forcément le plus cher. Une bonne nouvelle en ces temps d’inflation.
Une marque distributeur sur la plus haute marche du podium
En toute logique, plus un produit est vendu cher, meilleure est sa qualité… mais en théorie seulement ! Car l’enquête de 60 millions réserve quelques surprises.
Le grand gagnant se révèle en effet être un jambon de marque distributeur. Et cette marque c’est Tradilège, vendue dans les enseignes E.Leclerc.
Ses atouts ? Ce jambon peut s’enorgueillir d’être labellisé Label Rouge (qui garantit une qualité organoleptique certaine), s’avère peu calorique et sans trop d’additifs, le tout pour un prix des plus raisonnables (16,20 € le kg, quand ses concurrents peuvent monter jusqu’à plus de 38 € le kg). Un atout de taille !
Le jambon supérieur découenné et dégraissé de Monoprix se hisse quant à lui sur la deuxième marche du podium. Son prix est nettement plus élevé (6,15 € les 4 tranches),notamment parce qu’il est bio.
Le jambon supérieur bio Monique Ranou (marque du magasin Intermarché) arrive à la troisième place, preuve que les MDD (marques de distributeur) n’ont rien à envier aux grandes marques. Madrange, Fleury Michon ou Herta arrivent loin derrière !
Quels critères ont été pris en compte ?
Pour réaliser leur étude, les experts de 60 Millions de consommateurs ont examiné 15 jambons cuits "supérieurs" ou "choix" et ont observé notamment leurs teneurs en nitrites, en additifs, ou leurs valeurs nutritionnelles (apport calorique, teneur en acides gras, en sucre ou en sel). Et force est de constater que les industriels ont du mal à se passer des composés chimiques. Les nitrites sont bien pratiques ! Ils protègent la viande du développement des bactéries et stabilisent la couleur rose du jambon… mais augmentent le risque de cancer colorectal, de diabète et d’hypertension. Le magazine note toutefois que les industriels ont fait des efforts sur ce point et tendent de plus en plus à diminuer l’utilisation des nitrites pour élaborer leurs jambons.